J'ai découvert relativement récemment le magnifique monde des livres. Et oui, étant ado, ma vie se résumait à skate, bière, console... un résumé non exhaustif mais significatif. Un jour, un pote me tend un bouquin L'Amour dure Trois ans. Je sais, Frédéric Beigbeder est plus un alibi pour faire croire aux gens qu'on lit un livre dans le métro. Mais, je m'y suis mis. Le pire, impensable pour moi, j'ai apprécié. J'ai enchaîné par toute sa biblio, puis je me suis attaqué à d'autres auteurs.
Je ne vous en ferai pas la liste, cependant, je vais vous donner une liste d'ouvrages sur lesquels j'aimerais attirer votre attention. Je le dis d'entrée, je ne suis pas Eric Zemmour, comprenez que je prends pas mon avis pour parole d'Evangile, mais j'arrive quand même à avoir une opinion dont je vais vous faire part!
Premièrement, le livre que j'aurais voulu écrire: La Métaphysique des Tubes d'Amélie Nothomb.
Je m'étais excessivement ennuyé à la lecture d'Acide Sulfurique, une satyre de la télé-réalité, la mettant en parallèle avec un camp de concentration des années 40. Un peu extrême et superficiellement traité à mon goût... mais ce n'est pas le propos.
La métaphysique des tubes, donc, pour vous résumer, est l'autobiographie d'Amélie Nothomb de 0 à 3 ans. Tout un concept me direz-vous. Et bien je vous répondrai que je l'ai dévoré, une horreur. Un esprit magnifiquement lettré et bilingue, et si candide malgré tout, dans un corps trop jeune pour émettre une phrase complète articulée. Toute une interprétation du monde qui l'entoure, des anecdotes (vraies ou fausses, ce n'est pas la question) improbables, un personnages principal appelé par ses propres parents "La Plante", le tout dans une société nipponne, tout ceci m'a conquis. Une histoire d'enfant, sans élément réellement exceptionnel, et pourtant écrit de telle manière, et c'est là le talent de l'auteur, que tout paraît soit magique ou s'apparente à une aventure rocambolesque.
Je n'essaierai même pas de vous soumettre une pseudo interprétation du texte comme un récit philosophique sur la relativité de notre environnement, je n'y ai pas réfléchi une seule seconde.
Un ouvrage que je ne saurai vous décrire plus mais que je vous conseille particulièrement.
Deuxièmement, le livre que j'aurais voulu vivre: Vacances dans le Coma, Frédéric Begbeder (il fallait s'en douter!)
Je tiens à souligner que si j'avais écrit le premier livre, je l'aurais nécessairement vécu , celui-ci étant une autobiographie. Mon souhait était simplement d'éviter la répétition, j'ai simplement astucieusement fait mon choix!
Donc, Vacances dans le coma...qu'en dire? Le scénario: l'inauguration de la nouvelle boîte super hype "Les Chiottes". Bref, n'est-ce pas? Et pourtant, il s'en passe des choses! Boisson, invités excentriques, tentatives de dragues échouées, membres de la Jet Set existant dans le monde réel, dégradation de biens publiques, le couple Ardisson jouant au foot avec leur nouveau né (que foutait-il en boîte à 2 heures du matin?), séance sado-masochistes hardcore dans les toilettes, j'en passe et des meilleurs. La plus grande soirée de l'histoire du night-clubbing, et dieu sait que je n'en suis pas, mais c'eut été the place to be où j'aurais aimé être...si tout ceci avait eu lieu.
Troisièmement, le buzz-dont-je-n'ai-toujours-pas-compris-la-raison-et-dans-lequel-il-faut-que-je-me-replonge-pour-comprendre-ce-succès: Hell, de Lolita Pille.
Jeune auteur lancée par Frédéric (qui semble être le fil conducteur de cet article), cette nymphette au nom de héros de roman rencontre un succès indescriptible avec ce premier roman: Hell. Il se résumerait par le portrait de la jeunesse dorée décadente à travers une autre minette, membre de ce gotha parisien. Autant le sujet peut être intéressant (même si les drames sur ce que rencontrent les gens de telle ou telle catégorie socio professionnelle m'ennuie plus que de raison) autant la forme a sapé toute ma motivation. Au bout de la 11ème page, arrivant à mon 374ème "et" recencé, je le referme, prêt à le rendre à son propriétaire.
Pourtant Bruno Chiche semble avoir été chiche (humour potache, je sais, je ne suis pas fier) d'adapter ceci au cinéma, avec récompence (un César tout de même) et tout.
Même si je n'aime pas me basé sur l'opinion de la collectivité en matière d'art (et la littérature est un art, irais-je jusqu'à dire que Marc Levy est un artiste? je ne sais pas), j'ai tendance à me dire qu'il n'y a pas de fumée sans feu, et envisage la possibilité que je sois passé à coté de quelque chose.
Il faut donc que je m'y replonge.
Quatrièmement, et pour finir, le livre que je dois finir: No Logo, de Naomi Klein.
Seigneur dieu. Rien à voir avec Fréd (bien qu'il me semble avoir aperçu le nom de cette canadienne altermondialiste dans un de ses romans).
Tout ce que j'ai à dire à son sujet, c'est que contrairement à ce qu'un ami à moi (qui lira ces lignes je pense) pense, il n'y a pas qu'un seul parti (dans sa bouche sous-entendez la droite). Mon petit, je t'invite d'ailleurs à te plonger dans cette bible de l'altermondialisme, toi qui pense que Michael Jackson n'est pas mort et qui croit au mensonge mondial relatif à l'expédition des américains sur la lune, tu trouveras, même toi, des éléments qui vont te séduire.
Pour les gens normaux qui liront ces lignes, je vous dirais qu'il est étonnamment accessible pour un essai de "socio-économie politique". Et même s'il date de 2002, son propos est encore d'actualité.
Sur ces mots, je m'en vais me replonger dans ce dernier, et vous souhaite bonne lecture.
Cordialement.
jeudi 20 août 2009
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