La frustration portée à son paroxisme:
Mes parents m'ont fait fils unique, les malheureux. Conséquence? Une fois à l'age adulte, l'anonymat collectif m'assaillit, contrastant avec ma sensation d'être unique qui m'a accompagné toute mon enfance. Ma réaction? Trouver un moyen de me démarquer, de me faire remarquer, d'avoir une identité.
Mais comment faire?
La télé réalité? vendre mon cul sur une chaîne de grande écoute tous les jours pour qu'elle fasse de l'audimat et qu'on me retrouve dans les pages d'Ici Paris (un journal people de seconde zone), très peu pour moi.
Car c'est ça la télé-réalité tout de même! Loana nous l'a montré: couchez et on se souviendra de vous. Et quand ils ne nous montrent pas du cul, il nous le suggèrent par des titres suggestifs. Même dans le service publique, qui a d'ailleurs été un précurseur en la matière, on utilise le cul. Première télé-réalité française: Strip-Tease, sur France 3. Remarquez le titre évocateur? Les chaînes de télé ne nous poussent pas au voyeurisme, elles utilisent notre exhibitionnisme latent (alternative à l'anonymat qui nous guette dans le monde moderne) pour faire du fric. Nous, on voit devenir célèbre ces secrétaire, chauffeurs de bus, serveurs, tous anonymes. Que ce soit en s'humiliant aux yeux de tous n'a pas d'importance. L'important c'est la diffusion sur TF1 de sa petite personne à heure de grande écoute. Tout ça pour dire que je ne vendrais en aucun cas mon corps pour quelques photos flous dans un torche-cul minable.
Les arts. Trop feignant. Très peu créatif. Très peu talentueux... des passe-temps peut-être. l'idée même de les considérer sérieusement comme plan de carrière (quels qu'ils soient: peinture, musique, littérature, etc) me fait tout de suite penser à trois lettres: LOL.
La politique: se référer à la conclusion du paragraphe précédent.
Il me reste la voie d'internet. Souhaiter le buzz? Je n'en ai pas la prétention. Mais se savoir lu par quelques personnes, voilà quelque chose d'ô combien satisfaisant. Je ne suis pas assez créatif pour rédiger d'autres nouvelles que celles que j'ai perdu avec mon ancien ordinateur. Alors il me reste ce blog dont le titre se suffit à lui-même.
Comme remède à l'anonymat, donc, j'écrit espérant être lu et, miracle, je découvre un abonné à ce blog. Une en l'occurence. La première. Je ne suis plus anonyme. Je suis en cours de guérison. Merci Mylooz.
ps: je n'ai jamais eu la prétention d'être pertinent dans ces lignes.
Cordialement.
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1 commentaires:
Un jour peut-être tu seras une star et tu rêveras d'être anonyme !! Le lendemain peut-être tu prieras qu'un ami ne cède pas aux tentations d'un éditeur trop riche et désireux de publier les nouvelles perdues ... qui ne l'étaient finalement pas tant que ça.
La célébrité doit être toute aussi gavante que l'anonymat non ? Je sais, comme Calimero a dit : "C'est vraiment trop injuste"
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